🌿 3 rituels pour se connecter simplement et authentiquement à ses ancêtres
- Oya Guedes
- 22 avr. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 16 sept. 2025
Dans un monde qui va toujours plus vite, où l’on se sent parfois coupé·e de ses racines, il est vital de retrouver un lien sacré avec notre lignée.Voici trois rituels que je pratique dans mon quotidien, trois portes d’accès vers cette mémoire qui nous habite, nous traverse, nous élève.
La libation

Je pourrais t’en parler pendant des heures, tellement c’est un acte d’une puissance réelle dans ma vie.
Chaque fois que je loupe ma libation du matin, je me sens totalement déséquilibrée. Je ressens une énorme perte d’énergie, comme si j’étais engluée dans la vase.

Je fais toujours la libation en 3 temps :
une première offrande à l’Orixá Nana, car c’est elle qui s’est présentée à moi en premier,
puis une seconde pour les vivants,
et une troisième pour les morts.
Après que l’eau est déposée, je fais mes demandes. J’honore, je remercie.
Étudier et expérimenter

Il y a tant de choses déjà en nous.De génération en génération, ceux qui nous ont précédés ont pratiqué, transmis, partagé leur savoir.
Tout cela s’est inscrit dans notre ADN, dans notre mémoire ancestrale.
Mais dans le monde moderne, écouter son intuition peut être un vrai défi.
C’est pourquoi il est essentiel de se former, chercher, écouter :ceux qui font vibrer ton âme, ceux qui ont une expertise vraie, une ancienneté dans les pratiques.

Apprendre, pour moi, ce n’est pas que mental.
C’est vivre le savoir, l’incarner dans la matière.
Une offrande, par exemple, doit être faite avec une vraie connexion…Et ensuite, il faut marcher dans la matière, incarner cette demande.
Car le savoir sans l’acte est inutile.
Les chants et tambours sacrés

Nous avons tant mis cela de côté…Et pourtant, le chant et le tambour sont des ponts puissants vers l’ancestralité.
Les chants, les tambours, ce sont des médecines.Ils parlent directement à la mémoire cellulaire.
Tout comme les paraboles de l’Ifá, ils nous reconnectent au Tout, et à nous-mêmes.Écouter un chant, c’est laisser la force ancestrale traverser ton corps, défier les âges.
Le chant, c’est le souffle de vie.
À travers les chants, on apprend. On comprend les émotions. On guérit.

Ce sont les mantras de l’Afrique.
Je ne chante pas toujours juste. Je ne connais pas toutes les paroles .Mais je chante. J’écoute les tambours. Je salue mes ancêtres dans mes gestes quotidiens, dans les 4 éléments de ma journée.
Et je t’assure que la vibration vient toujours me donner ce dont j’ai besoin.
Alors n’hésite pas :
✨ Apprends les chants de tes lignées
✨ Ne crains pas de te tromper
✨ Persévère, écoute, pratique
Remets le tambour au centre. Et vois l’Esprit du tambour opérer dans ta vie.

Il est important de comprendre qu’il existe une confusion fréquente entre le tambour chamanique amérindien et le tambour afro-diasporique dont je parle ici.
Le tambour auquel je fais référence est celui qui résonne dans les traditions afro-diasporiques, notamment dans les pratiques de l'Afrique de l'Ouest, les rituels Yoruba, Candomblé, Santeria, et plus largement dans l'univers afro-amazonien. C'est un instrument sacré, une voie de communication avec les ancêtres, les esprits, et les Orisha. C’est un son pur, un rituel sonore.
Ce sont les rythmes ancestraux, les vibrations sacrées qui guérissent, qui rappellent l’histoire de l’humanité, et qui nous reconnectent à nos racines profondes.




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